PREOCCUPEE PAR LA SITUATION POLITIQUE TENDUE : La Cnts exhorte le président Wade au dialogue et au consensus

Samedi 4 Février 2012

La situation tendue que traverse le pays ne préoccupe la confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts). Observant avec beaucoup d’inquiétudes, d’amertume et de tristesse, l’accroissement inquiétant de la violence à l’approche de l’élection présidentielle de 2012, les camarades de Mody Guiro, secrétaire exécutif de la Cnts invitent toutes les autorités religieuses et coutumières et les organisations de la société civile, particulièrement les centrales syndicales et les associations patronales à s’investir fortement. Ce, disent-ils, «pour épargner à notre pays le chaos qui se dessine et qui accentuera le sous-développement, les fermetures d’entreprises, le chômage, la pauvreté et l’insécurité». «Les exemples des pays qui ont connu des troubles sociopolitiques doivent nous servir et nous pousser à privilégier le dialogue et le consensus, comme méthodes de règlement des différends politiques», ajoutent-ils. Affectés par cette situation, ces derniers «fustigent énergiquement les répressions humiliantes, sauvages et excessivement brutales des forces de l’ordre qui ont occasionné 4 morts et de nombreux blessés en moins d’une semaine». Tout en réaffirmant leur position de stricte neutralité politique, Mody Guiro et compagnie, pour une démarche allant dans le sens d’un retour au calme, à la sérénité, à la stabilité et à la paix dans ce pays, ont appelé à la responsabilité et à la mesure de tous les acteurs concernés et exhorte Abdoulaye Wade à se départir de toutes considérations partisanes et à privilégier le dialogue et le consensus. «Nul n’a le droit de sacrifier le présent et l’avenir de notre jeune nation, admirée et enviée partout dans le monde, pour sa stabilité et sa tradition démocratique», argumentent-ils. Dès lors, ils soulignent que «les forces de l’ordre se doivent de respecter la dignité et l’intégrité physique des citoyens, tout en accomplissant leurs missions de sécurisation des personnes et des biens». Quant au plan social, le Secrétariat Exécutif fustige les dernières hausses des prix des denrées de première nécessité et invite le gouvernement du Sénégal à prendre en considération
les menaces sur la paix sociale pouvant découler du renchérissement exponentiel du coût de la vie. Ce qui les pousse à inciter les centrales syndicales à mettre très rapidement en place un cadre d’unité d’actions pour la sauvegarde des intérêts des travailleurs et le respect de tous les accords signés par le gouvernement.
Mously NDIAYE (Stagiaire)

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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