La situation tendue que traverse le pays ne préoccupe la confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts). Observant avec beaucoup d’inquiétudes, d’amertume et de tristesse, l’accroissement inquiétant de la violence à l’approche de l’élection présidentielle de 2012, les camarades de Mody Guiro, secrétaire exécutif de la Cnts invitent toutes les autorités religieuses et coutumières et les organisations de la société civile, particulièrement les centrales syndicales et les associations patronales à s’investir fortement. Ce, disent-ils, «pour épargner à notre pays le chaos qui se dessine et qui accentuera le sous-développement, les fermetures d’entreprises, le chômage, la pauvreté et l’insécurité». «Les exemples des pays qui ont connu des troubles sociopolitiques doivent nous servir et nous pousser à privilégier le dialogue et le consensus, comme méthodes de règlement des différends politiques», ajoutent-ils. Affectés par cette situation, ces derniers «fustigent énergiquement les répressions humiliantes, sauvages et excessivement brutales des forces de l’ordre qui ont occasionné 4 morts et de nombreux blessés en moins d’une semaine». Tout en réaffirmant leur position de stricte neutralité politique, Mody Guiro et compagnie, pour une démarche allant dans le sens d’un retour au calme, à la sérénité, à la stabilité et à la paix dans ce pays, ont appelé à la responsabilité et à la mesure de tous les acteurs concernés et exhorte Abdoulaye Wade à se départir de toutes considérations partisanes et à privilégier le dialogue et le consensus. «Nul n’a le droit de sacrifier le présent et l’avenir de notre jeune nation, admirée et enviée partout dans le monde, pour sa stabilité et sa tradition démocratique», argumentent-ils. Dès lors, ils soulignent que «les forces de l’ordre se doivent de respecter la dignité et l’intégrité physique des citoyens, tout en accomplissant leurs missions de sécurisation des personnes et des biens». Quant au plan social, le Secrétariat Exécutif fustige les dernières hausses des prix des denrées de première nécessité et invite le gouvernement du Sénégal à prendre en considération
les menaces sur la paix sociale pouvant découler du renchérissement exponentiel du coût de la vie. Ce qui les pousse à inciter les centrales syndicales à mettre très rapidement en place un cadre d’unité d’actions pour la sauvegarde des intérêts des travailleurs et le respect de tous les accords signés par le gouvernement.
les menaces sur la paix sociale pouvant découler du renchérissement exponentiel du coût de la vie. Ce qui les pousse à inciter les centrales syndicales à mettre très rapidement en place un cadre d’unité d’actions pour la sauvegarde des intérêts des travailleurs et le respect de tous les accords signés par le gouvernement.

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