Tous ceux qui ne cessent d'épiloguer sur le coût exact du 3e Festival mondial des arts nègres, dont les rideaux viennent de tomber, devront encore attendre. Le chef de l'Etat, qui a consacré au sujet une douzaine de minutes dans sa traditionnelle adresse à la Nation de fin d'année, est encore resté évasif. «Au total, le Festival n’a pas de prix. Il est hors marché parce qu’il n’a pas son pareil. Dans sa forme actuelle, c’est un produit unique», s’est-il contenté de dire. «Plutôt que se confiner dans les salles de théâtre, il s’est déployé et est allé embrasser le Sénégal des profondeurs dans ses dimensions géographiques, ethniques et sociales. Il est allé vers le peuple au lieu de le convoquer», indiquera-t-il. À ceux qui réclament le bilan, la réponse de Me Abdoulaye Wade a été : «ce que nous venons de vivre n’a pas de prix, mais il est légitime de s’interroger sur les retombées». Parlant de dizaines de milliards dépensés sans préciser de manière exacte combien a coûté ce Festival, il s’est limité à confier que cet argent a été partagé aux artistes, à leurs orchestres, leurs danseurs et leurs collaborateurs, aux intellectuels, aux hôteliers, aux fournisseurs, aux sociétés qui ont réalisé les villages et effectué les rénovations des salles de spectacles et d’exposition, aux travailleurs de toutes catégories, menuisiers, maçons, manœuvres, ferrailleurs, monteurs de scène, transporteurs, restaurateurs et derrière. Un lot de bénéficiaires des dizaines de milliards dans lequel il cite les marchands de denrées alimentaires, de viandes et légumes, les éleveurs de poulets, pour fournir 6000 personnes pendant trois semaines. Avare en mots sur le détail des dépenses, Me Wade a noté tout simplement que, «parmi les réalisations permanentes, le Sénégal a construit avec ses propres deniers un village de 1600 lits d’une durée de vie minimale de 10 à 15 ans». Revenant sur la genèse de l'idée du Festival, il a rappelé que c'est à l’occasion d’un sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine qu'il l'a évoquée. «Et c’est avec les encouragements de mes pairs que le Sénégal fut tout naturellement chargé de son organisation». Il précise toutefois : «j’ai accepté mais en expliquant que, pour le financement, au lieu de réclamer des cotisations, j’allais demander des contributions volontaires à certains pays, parmi les plus nantis». Et selon lui, «le pari a été tenu, par la seule volonté et l’engagement de tous les Sénégalais». Une manifestation qui, s’est-il félicité, «a fait de Dakar, pendant trois semaines, la capitale du monde noir, le rendez-vous des plus grands artistes noirs dans les 16 branches des arts, dont la musique, la danse, le cinéma, la mode, la peinture, la sculpture, la poésie et la littérature». Mieux, a-t-il martelé, «de talentueux artistes mondialement connus ainsi que nos plus grands savants, relevant de toutes les disciplines scientifiques et les intellectuels d’Afrique et de la diaspora, ont fait le déplacement pour venir vivre avec nous le temps d’un Festival». Ce qui lui fait dire que «le pays entier, sur toute l’étendue du territoire national, particulièrement dans les capitales régionales, a vibré, de jour et de nuit, avec des animations en salles mais aussi sur les places publiques grouillant de monde. La fête était partout». C'est ainsi qu'il fait état de «plus de 6000 participants venant de plus de 70 pays de tous les continents ». Une douzaine de minutes du chef de l'Etat qui n'auront pas servi à apporter les réponses aux questions que les gens se posent sur l’événement, après la feinte de sa fille, Déléguée générale adjointe du Festival qui, en marge de la conférence de presse de Akon de jeudi dernier, disait que le bilan «c'est entre Aziz Sow et le ministre de la Culture».
SALUT PUBLIC
Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…
« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen
«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !
Fethullah Gülen
«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !
Par Pape Samba Kane

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