La journée de jeûne d’hier, ceux qui passent sur l’avenue Bourguiba ne l’oublieront pas de sitôt, tant elle a été dure pour eux. En plus d’avoir soif et faim et de suffoquer de chaleur, ils ont été contraints de galérer, pendant de longues heures, dans les véhicules, parce que coincés dans les embouteillages impressionnants. Cela est dû aux eaux de pluie qui ont complètement inondé le carrefour Front de Terre-Cité des Eaux. Cet axe a été totalement obstrué à partir de 17 heures. Les véhicules venant du Rond-point du Jet d’eau et désirant prendre la direction de la cité des Eaux ne roulaient pratiquement pas. Les bus et autres moyens de transport en commun prenaient les ruelles adjacentes pour tenter d’éviter les embouteillages monstres. Mais rien n’y fait. Il n’y avait aucun moyen de dépasser le carrefour Castors. Les usagers, las d’attendre dans les véhicules, descendaient et s’engageaient à terminer le trajet à pied. La situation était rendue plus compliquée par le flux important de véhicules qui emprunte cette avenue surtout en cette heure de pointe. Tout le monde voulait être chez lui pour rompre le jeûne. Le carrefour Castors est pris d’assaut. C’est le passage obligé pour les automobiles venant de l’avenue Cheikh Ahmadou Bamba et de l’avenue Bourguiba en direction de la cité des Eaux. En effet, tout le tronçon qui relie le carrefour Castors à celui du Front de Terre-Cité des Eaux était inondé. Aucune circulation n’était possible, même les automobilistes les plus téméraires qui voulaient s’engager dans les eaux étaient obligés de rebrousser chemin ou de prendre une des rues qui jouxte la Sodida. Un riverain de laisser éclater sa colère : «c’est comme ça à chaque année. Toute cette étendue n’est que de l’eau de pluie. Il y a trois heures, cette route était encore praticable».

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