THIES - Me Ousmane Sèye à la tête du pool d’avocats constitués pour défendre le guide des «thiantakounes» a rencontré, hier, son client qui était toujours en garde à vue à la gendarmerie de Thiès. «J’ai rencontré mon client pour une séance de travail», dit-il en donnant des informations d’après ce que Cheikh Béthio leur a dit, les autres avocats et lui.
Les détails que le Cheikh a donnés à ses avocats
Et c’est pour dire que «les faits sont simples» si l’on se fie aux propos du Cheikh qu’il a rapportés. D’abord Me Sèye souligne que Cheikh Béthio a été bien informé que Bara Sow avec qui il a eu déjà des antécédents et d’autres disciples étaient arrivés à sa demeure, mais il ne savait pas à ce moment qu’ils étaient armés. Poursuivant, il révèle avoir été prié par son «bëk neeg» (chambellan) de rester dans ses appartements privés et qu’ils (les disciples) allaient s’occuper de Bara Sow et ses accompagnants. Toujours selon Me Sèye rapportant les propos de Cheikh Béthio, la bagarre en question à l’issue de laquelle il y a eu mort d’hommes s’est déroulée non pas dans sa concession, mais dans un vaste espace qui fait face.
Me Sèye : «en droit, le Cheikh ne peut pas répondre des actes délictuels et criminels de ses talibés…»
Donnant des détails, Cheikh Béthio s’est appesanti sur l’étendue de sa demeure pour étayer le fait qu’il ne pouvait pas être au courant de ce qui se passait. Sa concession fait près de 7 ha, rapporte Me Sèye et entre ses appartements privés et le lieu où se déroulait la bagarre, il y a au moins 1 km de distance. Le guide des «thiantakounes», qui dit avoir su trop tard qu’il y a eu mort d’hommes dont les corps ont été enterrés, a confié à ses avocats avoir été «surpris et indigné» avant d’intimer l’ordre à son chambellan Cheikh Faye de ramener les corps pour déclarer leur décès aux autorités compétentes et s’atteler aux formalités en rapport avec leurs familles. Mais poursuit-il devant ses conseils, c’était déjà trop tard puisque la gendarmerie avait déjà déclenché son enquête et était venu le prendre.
«…il n’y a aucun lien juridique entre un marabout et ses talibés»
Au-delà des détails qu’il a donnés à ses défenseurs, Cheikh Béthio a persisté sur son innocence, réfutant être le commanditaire des deux meurtres. Son avocat Me Ousmane Sèye enclenche dans le même sillage pour dire que «les faits sont assez simples. Le Cheikh a dit qu’il n’est pas le commanditaire, qu’il n’a aucun intérêt à cela. En plus, les meurtriers se sont rendus et l’ont déchargé. Ils ont dit qu’ils se sont bagarrés sans l’aval du marabout qui n’a à aucun moment donné un ordre dans ce sens».
«Si on fait du droit et qu’on se fonde sur les faits, on va le libérer»
Me Sèye ajoute qu’«en droit, le Cheikh ne peut pas répondre des actes délictuels et criminels de ses talibés. Les délits et crimes sont individuels et il n’y a aucun lien juridique entre un marabout et ses talibés». Selon toujours l’avocat, «on ne peut pas également parler de complicité de meurtre, parce que pour qu’il y ait complicité, il faut donner aide ou assistance aux meurtriers et personne n’a dit que le Cheikh s’est implique de près ou de loin dans cette affaire». Me Sèye qui annonce que son client sera présenté devant le procureur aujourd’hui jeudi clame que «si on fait du droit et qu’on se fonde sur les faits, on va le libérer».
Les détails que le Cheikh a donnés à ses avocats
Et c’est pour dire que «les faits sont simples» si l’on se fie aux propos du Cheikh qu’il a rapportés. D’abord Me Sèye souligne que Cheikh Béthio a été bien informé que Bara Sow avec qui il a eu déjà des antécédents et d’autres disciples étaient arrivés à sa demeure, mais il ne savait pas à ce moment qu’ils étaient armés. Poursuivant, il révèle avoir été prié par son «bëk neeg» (chambellan) de rester dans ses appartements privés et qu’ils (les disciples) allaient s’occuper de Bara Sow et ses accompagnants. Toujours selon Me Sèye rapportant les propos de Cheikh Béthio, la bagarre en question à l’issue de laquelle il y a eu mort d’hommes s’est déroulée non pas dans sa concession, mais dans un vaste espace qui fait face.
Me Sèye : «en droit, le Cheikh ne peut pas répondre des actes délictuels et criminels de ses talibés…»
Donnant des détails, Cheikh Béthio s’est appesanti sur l’étendue de sa demeure pour étayer le fait qu’il ne pouvait pas être au courant de ce qui se passait. Sa concession fait près de 7 ha, rapporte Me Sèye et entre ses appartements privés et le lieu où se déroulait la bagarre, il y a au moins 1 km de distance. Le guide des «thiantakounes», qui dit avoir su trop tard qu’il y a eu mort d’hommes dont les corps ont été enterrés, a confié à ses avocats avoir été «surpris et indigné» avant d’intimer l’ordre à son chambellan Cheikh Faye de ramener les corps pour déclarer leur décès aux autorités compétentes et s’atteler aux formalités en rapport avec leurs familles. Mais poursuit-il devant ses conseils, c’était déjà trop tard puisque la gendarmerie avait déjà déclenché son enquête et était venu le prendre.
«…il n’y a aucun lien juridique entre un marabout et ses talibés»
Au-delà des détails qu’il a donnés à ses défenseurs, Cheikh Béthio a persisté sur son innocence, réfutant être le commanditaire des deux meurtres. Son avocat Me Ousmane Sèye enclenche dans le même sillage pour dire que «les faits sont assez simples. Le Cheikh a dit qu’il n’est pas le commanditaire, qu’il n’a aucun intérêt à cela. En plus, les meurtriers se sont rendus et l’ont déchargé. Ils ont dit qu’ils se sont bagarrés sans l’aval du marabout qui n’a à aucun moment donné un ordre dans ce sens».
«Si on fait du droit et qu’on se fonde sur les faits, on va le libérer»
Me Sèye ajoute qu’«en droit, le Cheikh ne peut pas répondre des actes délictuels et criminels de ses talibés. Les délits et crimes sont individuels et il n’y a aucun lien juridique entre un marabout et ses talibés». Selon toujours l’avocat, «on ne peut pas également parler de complicité de meurtre, parce que pour qu’il y ait complicité, il faut donner aide ou assistance aux meurtriers et personne n’a dit que le Cheikh s’est implique de près ou de loin dans cette affaire». Me Sèye qui annonce que son client sera présenté devant le procureur aujourd’hui jeudi clame que «si on fait du droit et qu’on se fonde sur les faits, on va le libérer».

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